Perfect Blue est la définition parfaite de ce que doit être le thriller psychologique. Angoissant, perturbant, étonnant et déroutant. Le film ne laisse rien au hasard, et conduit finement le spectateur vers un stade d'incompréhension que celui-ci doit dépasser et résoudre, rappelant de ce fait un certain David Lynch. Si les dessins, assez vieillis, peuvent dérouter au premier abord, ils apportent selon moi une autre dimension au métrage, en lui donnant une approche esthétique collant tout à fait à l'urbanisme sale d'une grande ville aux ruelles dans lesquelles il vaut mieux ne pas foutre les petons.
Glacial et définitivement culte, le film est un conte pour adulte traitant la folie et la métaphore schizophrénique.
Il nécessitera obligatoirement plusieurs visionnages afin de prétendre capter l'intégralité du film, qui pourtant est de courte durée (1h18).
J'ai pu lire au dos de la jaquette qu'un critique stipulait que : "Si Hitchcock avait réalisé un film pour Disney, celui-ci aurait été Perfect Blue." J'ai trouvé la chose non-loin de la vérité, sauf que le film va encore plus loin qu'Hitchcock, car, certes, plus moderne, mais donnant un tueur se référant certainement à Norman Bates, avec une noirceur plus diabolique tout au long du film. Pas étonnant qu'Aronofsky se soit inspiré de Perfect Blue pour son superbe Black Swan... Du très grand.



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