mercredi 23 février 2011

Bowling for Columbine (2002) Michael Moore

Le casse-couilles de la sainte terre américaine, c'est bien le gros Moore. Et il n'a pas finit d'en faire voir de toutes les couleurs à quiconque ferait de belles boulettes. Définitivement d'extrême gauche, le réalisateur dénonçait déjà, dans ses premiers travaux politiques, l'embargo contre le régime de Fidel Castro à Cuba.
Je vais vous parler ici d'un film qui a, tout de même, remporté un oscar du meilleur film documentaire, un césar du meilleur film étranger, et le prix du 55ème festival de Cannes. Bing !




Monsieur Casse-Couilles (c'est ainsi, Droogie, que nous l'appellerons au sein du journal) se lance à l'assaut de la National Rifle Association et consorts, en s'appuyant sur le massacre de 12 adolescents et d'un professeur, au lycée de Columbine (20 avril 1999). Dénonçant catégoriquement le port d'armes aux US et la facilité avec laquelle il est possible de s'en procurer (cf. le début de la bande, lorsque Moore débarque dans une banque et ressort avec un fusil offert pour le simple fait d'avoir ouvert un compte...), monsieur Casse-Couilles entend bien répondre à une question. Pourquoi y a-t-il plus de meurtres par balles chaque année aux Etats-Unis que dans le reste du monde ?




Et il faut bien dire que le garçon n'y va pas avec le dos de la cuillère. On se rappellera notamment de cette rencontre culte, où il provoqua Charlton Heston, grand gourou de la NRA, à même son domicile. Alarmant et déroutant, le film ne laisse rien traîner sur son passage et frappe à coups de pelles dénonciatrices des USA qui se remémoreront le nom de Moore. D'ailleurs, pour l'anecdote, Bush a voulu interdire le réalisateur pour des raisons, officielles, de bienséance. Officieusement, c'est évidemment à des fins politiques que l'ancien président ricain s'attaquait à Monsieur Casse-Couilles, surtout après Farenheit 9/11.




La puissance de ce pamphlet tout bonnement délicieux réside, après la démonstration, dans l'humour sarcastique que maîtrise avec brio Moore. 2 heures inoubliables que nous a livré un réalisateur qui restera clairement dans les annales, à ne rater sous aucun prétexte. Ça faisait longtemps qu'un reportage n'avait pas été aussi virulent. Ça me fait aussi penser que j'ai bien envie de me faire un petit Jesus Camp, now !

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