mercredi 9 février 2011

Drôle de frimousse (1957) Stanley Donen

Ah ! Qu'est-ce qu'il est mignon le cinéma made in Paramount-USA des années 50 ! Monroe, Hepburn, Bergman, Bogart et autre Astaire, que de gueules légendaires qui parsemaient les allées d'Hollywood à la belle époque ! D'ailleurs, si on regarde le casting du film qui nous intéresse, on verra que mademoiselle Audrey Hepburn et monsieur Fred Astaire sont au rendez-vous, pour chanter (et danser) dans la joie et la bonne humeur de douces et mémorables mélopées.


Plus niais encore que le déjà très niais Diamants sur canapé (comment ça c'est pas possible ? Si, si ! Je vous jure !), ce film du père Stanley Donen nous emmène pour 1h44 de légèreté américaine (oh... Mais vous me faites royalement chier ce soir -ou ce matin, midi, et autre, je ne sais pas quand vous lisez...- d'ailleurs, il est bientôt 4h du matin, à l'heure où j'écris. Puisque je vous dis que les américains peuvent être plus légers que dans Sex Academy ! Puis d'abord, ce dernier contient une réflexion qui collerait Kierkegaard bouche bée !).




Hepburn, après son énorme succès dans Vacances romaines (1953) foule le parquet des studios d'Hollywood avec fureur, et les producteurs s'arrachent la tête pour avoir la demoiselle en tête d'affiche. Faut bien dire qu'avec son premier rôle au cinoche (elle faisait du théâtre, avant d'entrer dans la boîte), elle a réussi à rafler un oscar... On voit pas ça tous les jours !



Dans Drôle de frimousse, elle incarne une jeune employée de librairie fanatique de philosophie et d'un certain professeur Flostre, habitant à Paris. Un jour, la grande chef du magazine "Quality" (dédié à la mode -Tient, ça me rappelle Le diable s'habille en Prada !), débarque dans sa boutique avec ses mannequins et un grand photographe (Fred Astaire), pour y prendre quelques clichés. Ceci n'étant pas du goût de la jeune libraire, elle tente de s'imposer, et son charme tape directement dans l'oeil du photographe. Il décide de convaincre sa patronne de prendre la jeune libraire comme mannequin, à une conférence se déroulant à Paris. Celle-ci servirait de modèle à un grand couturier. Ce faisant, cette idée n'est pas du tout du goût et du principe de la libraire. Mais l'optique de voyager à Paris et de rencontrer le professeur Flostre la pousse à participer à l'aventure.



Typiquement le genre de films qu'on tournait dans les années 50, gentil, à l'eau de rose, tout est bien qui fini bien, et compagnie. Mais Drôle de frimousse s'avère être une comédie musicale très sympathique à regarder, bien loin de l'intensité dramatique de West Side Story ou du plus récent Moulin Rouge !. La mise en scène est très bonne, les scènes sont rythmées, les acteurs sont vivants, la musique est entraînante (et ô combien célèbre ! Bonjour Paris !) et on ne regarde sa montre à aucun moment. Alors, même si le scénario reste non loin du benêt-gentil-tout-plein (oui, j'ose le dire !), il est caractéristique d'une époque et d'un Hollywood où on recherchait une approche artistique simple et légère. 



Voilà un film qui a certainement plu à ce bon vieux plaisanté de Billy Wilder ! Et on peut aisément le comprendre. Ah... ça fait du bien ce genre de bande... C'est comme une promenade au bord de l'eau, un après-midi ensoleillé. Ça détend, ça repose, ça donne le sourire, et en plus, c'est bien fichu. Que demande le peuple ?




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Baz Luhrmann

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