jeudi 17 février 2011

A Serbian Film (2010) Srdjan Spasojevic

Tu sais Droogie, c'est bien souvent que je pars à la recherche de ce genre de péloches. La préfecture de mon coin ayant interdit le film en festival, j'ai donc dû aller chercher la bande au plus profond des profondeurs du cinéma controversé. Et j'ai réussi à la dénicher la bougresse !
Interdit sur plusieurs festivals par la commission européenne, voilà que je finis par mettre la main sur cette bande qui, décidément, fait parler d'elle. A Serbian Film, est une toute première réalisation pour Srdjan Spasojevic, qui officie également en tant que protagoniste, scénariste et producteur au sein de son film.




Véritablement malsain, A Serbian Film n'est définitivement pas à mettre devant les yeux de tous, et atteint une grande violence aussi bien physique que psychologique, en délivrant une atmosphère aussi bien oppressante qu'insalubre dès les premières secondes de la bande.
Evidemment, nous savons à la lecture du synopsis que le film va mener vers l'univers des Snuff Movies, qui sont traités d'une façon tellement réelle et naturelle, que l'idée que nous regardons une fiction nous échappe la plupart du temps, et alimente en nous des sentiments teintés de rejet et de dégoût. Avec un scénario tout à fait bien élaboré, une réalisation et un montage portant à croire que le cinéaste en est à son trentième film tant la maîtrise est là, A Serbian Film se pose comme un élément majeur du cinéma d'aujourd'hui, et restera gravé dans les mémoires de ceux qui se lanceront à l'assaut de la bande. N'oublions pas d'ajouter au palmarès élogieux de ce film des acteurs possédant un jeu d'une richesse que nous ne connaissons que peu par chez nous et une BO impeccable.




Je ne vais pas jouer la carte de la pudeur en cachant mes sentiments pour ce film, mais je le considère bel et bien comme un chef-d'oeuvre. Une éloge au morbide et au pernicieux, un film comme on en fait que peu, et c'est bien dommage. Si je devais faire le rapprochement avec une réalisation hollywoodienne, je penserais à Hostel. Mais ici, le film va encore bien plus loin que l'américain.




Quand je lis que certains critiques n'ont pas été perturbés par le film, je me fends de rire. J'ai pu lire une réaction que je trouve tout à fait juste : "Voir le viol d’un nourrisson, ou celui d’un garçonnet par son propre père vous arrache à peine un bâillement?". Oui, pour la plupart que exècrent ce film. Et c'est là que le réalisateur touche le point sensible. Vous remarquez comme nous sommes devenus insensibles à ce que nous voyons et comme la violence se normalise ?... :)

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